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L'Âge d'or The golden Age

2004, 29 minutes, vidéo, muet, version française
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Production
Atelier d’Ivry, cinéastes associés.
Synopsis
Ce film à lire, réalisé d'après un rapport des Renseignements Généraux du 10 décembre 1930 sur le court métrage de Luis Buñuel, retrace l’une des dernières séances publiques de L’Âge d’or avant son interdiction et sa disparition des salles pendant un demi-siècle.
Au centre d’un écran noir s’affiche en lettres blanches le procès-verbal rédigé par la police après le scandale de la première projection publique de L’Âge d’or (1930) de Luis Buñuel. Lorsque ce texte cite les intertitres du film, ceux-ci défilent cette fois horizontalement de droite à gauche. Du sous-titrage comme instrument, non de traduction, mais de lecture et de réécriture d’un film, fût-il, comme ici, absent, second volet. Par ce biais, c’est à un travail de mise à plat que s’emploie ici Christian Merlhiot : mise à plat des deux partitions concurrentes sur le noir de l’écran ; platitude obligée de la description policière face à l’outrage supposé des images. Collé de la sorte, le procès-verbal fonctionne doublement. Une fois comme document d’une époque et d’un regard sur le cinéma. Une fois comme hommage paradoxal, via le laconisme profondément buñuelien de ses notations, à la subversion de L’Âge d’or. E. B.
Displayed in white letters in the middle of a black screen is the report drafted by the police after the scandal of the première of Luis Buñuel’s L’Âge d’or / The Golden Age (1930) at the Studio des Ursulines. When this text quotes the film’s insert titles, they scroll horizontally leftwards. Another view of subtitling – not as translation tool, but as an instrument to read and rewrite a film, even if the film itself is absent, as is the case here. This approach is used by Christian Merlhiot in an effort to lay things flat : specifically the two competing scores on the black of the screen, and the constrained platitude of the police account vs. the supposed outrage of the images. Thus collaged, the report works out in two ways : as a document on a given period and a view of cinema ; and as a paradoxal tribute, via the deeply Buñuelian laconism of his notations, to the subversion of L’Âge d’or. E.B.
Diffusions
Code Unknown, Palais de Tokyo, mai 2004, Festival International du documentaire, Marseille, juillet 2004.